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One & Only in Geneva
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Historique BEA NOVELLI voit le jour à Genève, verseau ascendant lion, d’une mère italienne originaire de la cité des Ducs de Mantoue et d’un père suisse, originaire de Zermatt. Parcours atypique pour cette designer qui commence par des études commerciales et une importante expérience dans le domaine juridique. Pour elle, tout commence à Savignano sul Rubicone en Italie où le cousin de son mari, Piero, a un atelier de design et lui demande de collaborer, durant l’été lorsqu’elle se trouve en vacances à Rimini, à l’élaboration de la collection chaussures pour femme. Bea met à disposition son sens esthétique inné, sa sensibilité pour le mélange des couleurs et la légèreté et la finesse des formes. Petit à petit son intérêt pour le design chaussures pour lesquelles elle a toujours nourri une folle passion, s’affirme. Et ainsi trois été se passent : le matin à la plage et l’après-midi jusqu’à tard dans la soirée, à imaginer, concevoir, corriger, essayer les modèles, toujours plus sophistiqués, en étroite collaboration avec Athos, le modéliste responsable.Un cours de dessin à l’académie des Beaux-Arts de Ravenne en 1993 et enfin la décision de se lancer à son compte, avec le premier point de vente à Genève, au cœur de la Vieille-Ville, de chaussures et sacs coordonnés BEA NOVELLI. Dans l’intervalle, son cousin Piero a mis sur pied une unité de production importante et réalise des collections pour d’autres designers, certains parmi les plus connus des designers italiens. Pour financer son entreprise, Bea reçoit un prêt sur l’honneur de sa belle-mère Caterina, et vend la voiture familiale pour payer la première année de loyer. Les premiers temps sont extrêmement difficiles. En effet, en 1994, la crise économique est là et provoque une baisse de la consommation et les chômeurs à Genève sont plus de 15000. Bea offre des accessoires et un service à la clientèle uniques, avec des modèles sur mesure, mais la clientèle comprend mal cette innovation et souvent demande simplement la même chaussure dans une couleur différente. L’entreprise va à vau-l’eau et Caterina pense ne plus revoir la couleur de son argent. Et puis, six mois plus tard, nouveaux matériaux, nouvelles couleurs, nouvelles formes. Le produit est repositionné en tenant compte de l’esprit conservateur genevois pour proposer aussi bien du classique branché que de l’avant-garde, quasi un exercice de style. La clientèle s’élargit à la Suisse centrale jusqu’à Londres en passant par Monaco. Les commandes arrivent par téléphones et par fax. Dans le fichier, pas moins de 3000 clientes que son fils, Julien, installe sur un programme informatique pour un mailing personnalisé deux fois par année. En 1997, un autre tournant.
Une société financière étrangère se présente pour acheter la majorité de l’affaire. "No thank you, je vais de l’avant seule" répond Bea. Pour se protéger, elle fait enregistrer la marque BEA NOVELLI tant au niveau suisse qu’au niveau international et la griffe BEA NOVELLI Genève naît officiellement. Les mauvaises langues disent : c’est comme "DonnaKaran New-York". Elle répond, non pas vraiment, car Mme Karan a un financier asiatique derrière elle et puis, il n’y a aucune comparaison. Le travail continue à augmenter, deux collaboratrices doivent être sélectionnées pour avoir plus de temps pour penser et voyager pour affiner les idées nouvelles. New-York est la préférée pour sentir le mouvement, ce qui change, et la raffinée mule d’intérieur en broccard vénitien, véritable première création de Bea et grand succès qu’elle vend sans interruption depuis 1995, est présentée chez Saks et Bergdorf. Les négociations sont toujours en cours, un accord sur la griffe devant être trouvé. Autres perspectives, autres objectifs. L’enthousiasme ne manque pas. Un autre point de vente à Londres et le rêve de la 5ème avenue à New-York avec tous les risques mais aussi les rapides opportunités que seul le monde américain peut offrir. Bea Novelli®
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